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Toute peinture est un désir contrarié
4e étage
Le coup de cœur de Marie-Paule, votre bibliothécaire en Arts
La sensibilité fait gravement défaut à notre monde contemporain
Rencontre entre Olivier Cena, spécialiste de l’art du 20e siècle et le peintre Gérard Traquandi.
Toute peinture est un désir contrarié nous offre une immersion dans un dialogue foisonnant de références sur la vocation de l’art, la valeur de l’art contemporain, les méfaits de sa démocratisation. L’industrialisation, l’intellectualisation sont ici dénoncés.
Le règne de l’émotion supplante désormais l’œuvre porteuse de sensations telle que l’incarne Traquandi.
« Voilà ce qui me passionne en peinture : trouver les rapports colorés qui vont réaliser mes sensations ».
Le peintre nous livre une pratique, une vision de la peinture « faite main », dans la lignée des maniéristes et de Cezanne : « Je veux faire avec mes mains, même si la société ne veut plus de mains d’artistes ».
Sa peinture sensible nous livre la beauté du monde, tels ses bouquets de fleurs. Prenez du temps devant ses aquarelles, pour voir opérer l’alchimie des couleurs, et la consolation viendra !