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Quand le russe cesse d’être la langue maternelle d’un russophone : la géoposition de la parole

Publié le 4 mars 2024 Mis à jour le 20 mars 2024
le 19 mars 2024
à 13h00
Toulouse - Campus du Mirail
Centre de Ressources des Langues

Rencontre avec Pavel Arseniev

La section de russe de l'UT2J propose une rencontre avec Pavel Arseniev, Sur la géoposition de la parole. Quand le russe cesse d’être la langue maternelle d’un russophone.


Avec l’exil massif de nombreux russophones en raison de la guerre, s'impose une nouvelle attitude à l'égard de la langue et de la parole. Si changer de pays de résidence est en soi une épreuve, adopter une seconde patrie culturelle et linguistique l’est encore davantage, surtout quand l’exil linguistique semble être une condamnation à perpétuité. Alors que la notion contemporaine de « relocalisation » tend à mettre le pathos patriotique à la porte, la question revient par la fenêtre (de navigation) : d'où parle-t-on ? depuis quelle position ? Et quelle langue utilise-t-on en réalité ? Ces questions, soulevées de longue date par la philosophie linguistique et pragmatique, acquièrent aujourd'hui une pertinence particulière, appelant à une nouvelle théorie de géoposition de la parole.

 
Tel est actuellement l’objet de réflexion de la revue littéraire et théorique Translit, édité depuis 2005 à Saint-Pétersbourg, dont le numéro 3 vient de paraître en traduction française. Son éditeur en chef Pavel Arseniev, chercheur post-doctorant en littérature, lauréat du programme PAUSE en France, auteur de Russe comme non maternelle (Aix-en-Provence : Edition VanLoo, 2024), viendra présenter les résultats de ces recherches réunis dans ce numéro, illustrés et complétés par sa propre expérience d’exil linguistique.