La reine morte : Ballet en deux actes

Publié le 2 mai 2016 Mis à jour le 27 avril 2016
le 2 mai 2016
jaquette
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Nouveauté DVD

Adaptation de Kader Belarbi, Ballet du Capitole, 2015.

1 h 50

Cote Bibliothèque Universitaire Centrale : M TCH r

Synopsis :

Ballet en deux actes librement inspiré de La Reine morte d’Henry de Montherlant (1942) et de Reinar después de morir de Luis Vélez de Guevara (1652).

L'amour fou contrarié par la raison d'état. Inès de Castro assassinée devient une reine couronnée après sa mort.

"Rares sont  aujourd’hui les grands ballets narratifs, capables de se dérouler sur une seule soirée en restant fidèle à une trame. Kader Belarbi l’ose, et y réussit fort bien. (...) Une histoire terrible, des passions exacerbées, la haine, l’amour fou, la folie du pouvoir, la mort. Fasciné par le verbe de Montherlant, Belarbi a su substituer au choc des mots la force d’images inoubliables, celle d’Inès de Castro juchée morte sur le trône royal, nimbée de son immense voile mortuaire, au lieu de voile nuptial."

(Jacqueline Thuilleux, http://www.concertclassic.com )

Rares sont  aujourd’hui les grands ballets narratifs, capables de se dérouler sur une seule soirée en restant fidèle à une trame. Kader Belarbi l’ose, et y réussit fort bien. De lui, dans cette veine, on a vu la Belle et la Bête, on a surtout adoré sa relecture du Corsaire. Voici qu’il reprend cette Reine Morte, créée en 2011 pour le Ballet du Capitole: elle y plut tant qu’il fut alors nommé directeur de la compagnie, qu’il fréquentait déjà beaucoup. Et légèrement remanié, le ballet qui parut à ses débuts souffrir d’une certaine froideur, a pris de l’épaisseur, du potentiel émotionnel, sans parler de ses indéniables qualités plastiques.
 
Ce qu’on apprécie particulièrement chez Belarbi, qui porta sur ses épaules les plus beaux rôles classiques à l’Opéra, c’est la fidélité qu’il garde à la tradition qui l’a façonné, tout en trouvant subtilement le moyen de lui donner des forces nouvelles. Même si son œil noir brille avec malice, Belarbi a toujours gardé cette image de beau ténébreux qui le fit marquer des rôles comme Abderram dans Raymonda et de nombreux ballets de Roland Petit et Mats Ek. Il a le drame dans le sang, et le goût du romantisme sombre. Pour l’Opéra de Paris, on se souvient de son beau Hurlevent, sinistre à souhait.
 
Sa Reine morte lui va comme un gant : une histoire terrible, des passions exacerbées, la haine, l’amour fou, la folie du pouvoir, la mort. Fasciné par le verbe de Montherlant, Belarbi a su substituer au choc des mots la force d’images inoubliables, celle d’Inès de Castro juchée morte sur le trône royal, nimbée de son immense voile mortuaire, au lieu de voile nuptial. - See more at: http://www.concertclassic.com/article/la-reine-morte-par-le-ballet-du-capitole-de-toulouse-beaute-glacante-compte-rendu#sthash.FkE8FhHy.dpuf


Rares sont  aujourd’hui les grands ballets narratifs, capables de se dérouler sur une seule soirée en restant fidèle à une trame. Kader Belarbi l’ose, et y réussit fort bien. De lui, dans cette veine, on a vu la Belle et la Bête, on a surtout adoré sa relecture du Corsaire. Voici qu’il reprend cette Reine Morte, créée en 2011 pour le Ballet du Capitole: elle y plut tant qu’il fut alors nommé directeur de la compagnie, qu’il fréquentait déjà beaucoup. Et légèrement remanié, le ballet qui parut à ses débuts souffrir d’une certaine froideur, a pris de l’épaisseur, du potentiel émotionnel, sans parler de ses indéniables qualités plastiques.
 
Ce qu’on apprécie particulièrement chez Belarbi, qui porta sur ses épaules les plus beaux rôles classiques à l’Opéra, c’est la fidélité qu’il garde à la tradition qui l’a façonné, tout en trouvant subtilement le moyen de lui donner des forces nouvelles. Même si son œil noir brille avec malice, Belarbi a toujours gardé cette image de beau ténébreux qui le fit marquer des rôles comme Abderram dans Raymonda et de nombreux ballets de Roland Petit et Mats Ek. Il a le drame dans le sang, et le goût du romantisme sombre. Pour l’Opéra de Paris, on se souvient de son beau Hurlevent, sinistre à souhait.
 
Sa Reine morte lui va comme un gant : une histoire terrible, des passions exacerbées, la haine, l’amour fou, la folie du pouvoir, la mort. Fasciné par le verbe de Montherlant, Belarbi a su substituer au choc des mots la force d’images inoubliables, celle d’Inès de Castro juchée morte sur le trône royal, nimbée de son immense voile mortuaire, au lieu de voile nuptial. - See more at: http://www.concertclassic.com/article/la-reine-morte-par-le-ballet-du-capitole-de-toulouse-beaute-glacante-compte-rendu#sthash.FkE8FhHy.dpuf